19/06/2007

Ecoeurement - Formulation

ECOEUREMENT

La conclusion du procès pénal Swissair m’attriste et me met en colère. Que des «dédommagements de procédure » aient été accordés aux responsables de la débâcle ne peut que révolter les Suisses, quand bien même est-il affirmé que rien n’était pénalement répréhensible.

Que faire alors ? Sur le plan politique, qui m’intéresse, il convient de constituer une commission d’enquête parlementaire. C’est ce que demande l’UDC. Les autres partis suivront-ils ?

Des élus politiques ont exercé une influence directe ou indirecte sur Swissair. Ces élus doivent aussi assumer la responsabilité des quelque trois milliards de francs dépensés par les contribuables pour Swissair et pour la compagnie qui lui a succédé, Swiss. Ces responsabilités doivent être mises au jour. La politique doit rendre des comptes aux contribuables. Comment pourrait-on autrement imaginer que les citoyens continuent à faire confiance au monde politique ?

FORMULATION

- Dites donc, Monsieur le Conseiller National, …
- Vous pouvez m’appeler André.
- D’accord André. Vous nous donnez des adresses de sites qui sont contre les musulmans, contre l’immigration, et je sais qu’en plus vous êtes contre l’entrée de la Suisse dans l’Union Européenne, c’est quand même un peu négatif tout ça, non ?
- Et je peux vous dire que vous en oubliez : Je suis aussi contre les bandes de mendiants roumains dans nos rues, contre les augmentations d’impôts, contre le démantèlement de l’armée, et j’en passe.
- Justement, vous ne croyez pas qu’en politique il faudrait être un peu plus positif ?
- Laissez-moi vous répondre en deux  points :
D’abord, il ne s’agit que de formulation, c’est-à-dire de la forme. Prenez la Ligue contre le cancer, la lutte contre la pauvreté ou le combat contre le sida, tout cela est - dans la forme -également négatif. Pourtant nul n’aurait l’idée de critiquer ces actions sous prétexte que la formulation s’exprime négativement. Chacun comprend qu’il y a un but positif. Mais pour des raisons pratiques, d’usage ou de compréhension, on utilise la forme négative. Il en va de même en politique où, pour les mêmes raisons, la formulation est négative, mais l’esprit est positif.  
- Mais avec l’immigration et l’islamisation, vous parlez d’un autre sujet !
- Exact, mais laissez-moi poursuivre, j’en arrive à mon deuxième point : Dans ces deux cas il y a tout autant une idée positive : Celle, essentielle, de la protection - on peut même dire de la survivance - de notre forme de société. Celle-ci est mise en danger par certains mouvements dont on n’a encore mesuré ni l’ampleur ni les conséquences, et qui la menacent dans ses fondements. C’est cet attachement concret que je veux exprimer, mais, évoquant deux dangers, je suis logiquement négatif.

Et une chose encore : Si tant d’étrangers viennent chez nous, c’est bien souvent pour y trouver quelque chose qu’ils n’avaient pas chez eux : Du travail, de la sécurité, la liberté, la paix, bref ils cherchaient une qualité essentielle que notre pays a su construire et préserver tant bien que mal jusqu’à maintenant, et qu’ils n’avaient pu trouver dans leur propre pays. Alors, si pour certains politiciens et commentateurs les intérêts des étrangers passent avant ceux des Suisses, qu’ils aient au moins la logique élémentaire de protéger ces qualités que les immigrants apprécient quotidiennement chez nous. Ce combat sera finalement le  même que le mien, mais pour ma part, et c’est ce qui nous sépare, je combattrai prioritairement pour mes compatriotes.   

                                                                                        André Reymond

12:35 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Le procès de Swissair me reste en travers de la gorge. Ainsi donc, une société privée, Swissair, a obtenu 2 ou 3 milliards pour éponger sa dette. Ce fric sort des contributions des citoyens et a été dillapidé par des incapables sans vergogne. Pire, il semble qu'ils étaient fâchés parce qu'ils n'avaient pas obtenu plus !! Et, maintenant, ils s'en lave les mains. Puisque cette société privée a été aidée par le Conseil Fédéral, je ne comprendrais pourquoi d'autres petits commerçants ne pourraient pas aussi profiter du "système". Après tout, pourquoi deux poids deux mesures ? Le gaspillage a suffisamment duré. Il ne faut pas oublier qu'ils ont vidé les comptes qui étaient garnis de 17 milliards ! Je suis persuadé que ce pognon n'est pas perdu pour tout le monde. Le scandale, c'est que le tribunal leur donne encore du pognon. Alors, si un petit commerçant ou un assureur indépendant (suivez mon regard) perd du fric, est-ce que le CF le dédommagera ? Ce monde financier est pourri et il vaut mieux avoir des relations amicales avec des anciens camarades d'école de recrue qu'avec des barons de la finance. Je sais de quoi je parle. (Salut les planqués!) Amitiés à André

Écrit par : Gédéon Teusmany | 20/06/2007

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