21/03/2010

Quel avenir pour notre armée ?

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16:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13)

Commentaires

Quel avenir pour notre armée ?

J’ai toujours été un travailleur véritablement courageux car je n’ai jamais craint de me coucher à côté de mon travail pour bien lui montrer que je n’ai jamais eu peur de lui.


Au début de son mandat, un conseiller fédéral n’est pas encore en butte aux critiques, mais après 6 mois environ, elles commencent à pleuvoir – c’est ce que subit Monsieur MAURER actuellement.
Aujourd’hui, nous savons qu’une réforme rapide s’impose – ce qui ne veut pas dire : faire n’importe quoi !

Il semble de bon ton de « fusiller » tous projets concernant l’armée suisse.
Il est indéniable que notre armée souffre de dysfonctionnements et difficultés.
Par exemple : la gestion informatique, dans son ensemble ! Il existe plus de 600 programmes, sous-programmes et autres « patchs » correctifs bien peu homogènes et/ou compatibles !

Il s’agit d’un problème qui va en s’intensifiant depuis plus de 12 ans, et au vu des avancées technologiques et informatiques, qui ne peut que s’aggraver si une révision de l’ensemble du système n’est pas mise en place. (La situation est similaire dans l’armée en Autriche et Allemagne !)
Depuis de nombreuses années les frais de fonctionnement de l’armée ainsi que la maintenance du matériel militaire (réserves de munitions, pièces de rechanges, etc.) posent problèmes et doivent être résolus dans les plus brefs délais.
D’ailleurs, dans son catalogue des dysfonctionnements, M. Ueli MAURER relève que seulement 5 bataillons sur 20 pourraient être engagés rapidement, faute d’équipement ! Inquiétant !

D’autre part, le rôle de notre aviation pour la sécurité du ciel en temps de paix est primordial. (Contrôle de l’espace aérien permanent, événements importants, Forum de Davos, Euro 2008, par exemple, ou simple état d’urgence).
C’est aussi le premier moyen militaire d’imposition de notre neutralité.
Le maintient et le renouvellement de notre flotte aérienne est prioritaire.
Nos 54 « Tiger » sont dépassés, ils ne peuvent plus voler de nuit ou par fortes pluies.
L’achat de « Rafales » français ou de « Gripens » coûterait plus de 2 milliards.
Par contre, les retombées économiques pour nos industries, par les accords de commandes compensatoires seraient supérieures d’environ 4 milliards de francs.
L’éventualité de compléter notre flotte de 32 F/A-18 par des appareils de même type éviterait des coûts supplémentaires de formation.

Le but premier de notre armée est de protéger notre population en temps de paix et le maintien de cette paix a un prix. On ne peut plus diminuer les dépenses de l’armée. Cessons de faire du « bricolage » et travaillons dans la cohérence.
L’armée continue de fonctionner mais c’est financièrement qu’elle vit une situation dramatique.
D’autre part, il faut impérativement maintenir nos cours de répétition.
Notre armée terrestre doit pourvoir faire face à des manifestations de grande envergure avec arrivée de manifestants ou déferlements de réfugiés par exemple, comme les vivent nos pays voisins.
Il est nécessaire d’envisager tous les scénarios qui peuvent se présenter : sécurité lors des grandes manifestations, attaques informatiques, risques bactériologiques ou chimiques, troubles civils, émeutes, attentats ou attaques aériennes.
L’angélisme de la gauche, répétant inlassablement qu’il n’y a aucuns risques de troubles en Suisse, que l’armée n’est pas nécessaire, est un danger pour l’avenir de notre pays.

André Reymond

Écrit par : Helmut von Rkotzendorf | 21/03/2010

Transformons l'armée à des fins utiles et en phase avec la réalité du moment qui doit travailler avec les polices fédérale et cantonales et les gardes frontières : renseignements, anti-terrorisme, cyber criminalité, défense du territoire, anti-émeute, anti hooligan, etc.... Une partie de l'armée doit être de métier et les réserves doivent faire 1 semaine de cours de répétition intensive au lieu des 3 semaines programmées qui tirent sur la longueur et coûtent chères à la société.

Écrit par : demain | 21/03/2010

Cher M. Reymond,
Excellent résumé de la situation.
Je suis certaine que M.Ueli Maurer peut compter sur votre appui auprès des Chambres Fédérales, ainsi que sur votre soutien moral.(Ce qui n'est certainement pas superflu, car sa position est difficile)
Nier le rôle de notre armée quant à la garantie de neutralité et sécurité de la Suisse est d'une rare inconscience.

Les pistes suggérées par @demain ne sont pas à écarter.

Meilleures salutations

Écrit par : Mireille Luiset | 22/03/2010

Bravo !
L’armée est indispensable pour assurer la sécurité du territoire et la neutralité de la Suisse.
Il est impensable d’ergoter à ce sujet ni de réduire le budget.
Plutôt que gaspiller des sommes pharamineuses pour des plans de relances de banques (UBS) en omettant de réclamer le remboursement de ces mises, il serait prioritaire d’investir dans la sécurité.
D’autant que les répercussions économiques sont vitales pour nos entreprises en cette période de crise

Écrit par : Jean-Marc | 23/03/2010

En cette période de crise économique et de tensions diplomatiques avec des tyrans comme Le Kador, il est irresponsable de vouloir affaiblir l'armée Suisse.
Nous avons besoin d'une sécurité du ciel ET du sol.
Critiquer M. Maurer sans lui donner les possibilités d'action, c'est de la mauvaise foi!
De plus, les cours de répétition permettent à nos hommes de ne pas s'encroûter ;)
L'achat de nouveaux avions est indispensable tant sur le plan de la sécurité que sur le plan de la relance économique.
Les contrats de compensations ne sont pas à négliger, nous n'en avons pas les moyens et nos chômeurs non plus.

Écrit par : ny-va | 23/03/2010

Très bien, et que faites-vous pour soutenir M.Ueli Maurer? J'espère que vous êtes aussi actif dans votre soutien de l'armée auprès de vos collègues qu'en mots ici.
C'est au Conseil Fédéral qu'il faut mettre la pression.
Et au gouvernement suisse d'exiger le remboursement des fonds de soutien versés aux banques, et d'en faire bon usage.
Que ce soit en investissant (car c'est un investissement réel) dans l'achat d'avions, ou de matériel militaire.

Écrit par : Gatsby | 23/03/2010

Faire bon usage de l'armée plutôt que l'affaiblir - et affaiblir l'image de la Suisse.
Ré-orienter certains groupes pour lutter contre le terrorisme, la cybercriminalité,développer les contrôles des frontières, du ciel etc...
L'armée n'est pas un luxe, mais un instrument dont il faut savoir jouer ET l'entretenir.
Pas d'hypocrisie, nous avons besoin des contrats de compensation conditionnels à l'achat d'avions.
Si nous voulons garder une qualité de vie v, une image solide de la Suisse et une sécurité pour la population, nos élus doivent savoir préserver et renforcer notre armée.

Écrit par : virgule | 23/03/2010

Si Ueli avait plus de poigne,il serait plus crédible!
À la tête de l'armée,il n'y à pas de place pour des mous!
Et vous, monsieur le conseiller national, à part de belles phrases, où sont vos actes?
Soutenir un point de vue demande du courage et des capacités de décisions.
En êtes-vous capable?

Écrit par : Gondran1 | 23/03/2010

Imposer notre neutralité. Préserver la paix. Sauver des contrats juteux pour sauver l'économie.
Beaux projets.
Maintenant, il faut agir.
Ou trépasser devant le GssA MDR
Les lâches gagnent toujours où les battant ne savent que parler ou restent sur des acquis provisoirs.
Le temps est notre ennemi, vous ne l'avez pas compris?
A trop tergiverser et en ne prenant pas de décisions, vous laissez la place à ceux qui démantèlent la sécurité et l'image de la Suisse

Écrit par : Sabourgian | 23/03/2010

Excellente analyse.
Vous abordez des sujets qui sont des pistes à suivre pour la réforme de l'armée.
Je vous suggère de creuser ces idées avec vos collègues, car vous semblez plus progressiste que certains.
Créer des sections spécialisées dans la prévention des risques informatiques, bactériologiques et troubles sociaux inhérents aux grandes manifestations ou forums ou autres.
Revoir le système informatique, par le développement de 2 programmes "open source" dont un en intranet pour toutes données sensibles, et généralisés au niveau national.
Plus économique quant à la gestion et mieux sécurisé.
Spécialisation de bataillons pour les secteurs en lien avec la police et les gardes frontières, comme le propose @demain, par exemple.
Il y à de véritable solutions, si vraiment un responsable se décide à l'action

Écrit par : Seren | 24/03/2010

M. Reymond,
Vous avez une bonne lucidité, mais une trop grande éducation qui vous fait passer pour un mou!
Allez, osez taper du poing sur la table!
Vos idées sont bonnes, imposez vous!
La force tranquille est souvent confondue avec un manque de caractère, et pour vous avoir côtoyé dans des assemblées et débats, je sais que ce n'est pas votre cas.

Écrit par : Liauba | 30/03/2010

C'est bien les trouffions, continuez à vous faire du bien ! Personne ne vous contredit dans ce blog. Soit tout le monde s'en fout, soit les gauchistes ont mieux à faire en ce moment. L'important n'est-il pas de soutenir le principal lobby de M. Reymond ? Comme je suis le seul à "balancer" je n'ose pas penser à tout ce que vais prendre sur la gueule en mon absence. Que vais-je faire ? Eh bien accomplir mes tirs obligatoires dans le lit conjugal. Pardi, garde-à-vous nom de dieux !

Écrit par : lappal | 30/03/2010

@lappal,
Si vous avez terminé vos tirs obligatoires dans le lit conjugal (Pourquoi obligatoires, votre tendre moitié est gradée dans l'armée? ^^), pouvez-vous me donner des précisions quant au lobby de M. Reymond auquel vous faites référence?
Simplement pour ne pas mourir idiote ;)

Écrit par : Mireille Luiset | 30/03/2010

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