09/06/2011

Energies renouvelables et nucléaire

De quoi demain sera-t-il fait

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09:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

06/06/2011

Conseil fédéral : irresponsable ou incompétant ?

Conseil Fédéral : irresponsable ou incompétent ?

 

Notre gouvernement a-t-il perdu la raison ?

En annonçant une fin programmée de notre production nucléaire, nos dirigeants ont-ils réalisé l’ampleur de leur décision ?

Ont-ils seulement un plan pour compenser le déficit énergétique qui en résulte ?

Qui va payer la facture ?

Beaucoup de questions qu’éludent nos autorités fédérales, plus sensibles à l’émotion populaire qu’à la réalité des faits.

Près de 40 % du courant que nous consommons provient de nos centrales nucléaires. Outre une production électrique indigène constante, cela permet une réduction considérable de nos émissions de gaz à effet de serre.

Plus de 50 % de rejet de CO2 en moins depuis 1990.

Voilà de quoi permettre à la Suisse de tenir les engagements de Kyoto.

Devrions- nous revenir au charbon et au pétrole, ressources polluantes à l’approvisionnement fluctuant ?

L’Allemagne, la Pologne ou la Grande Bretagne n’ont pas les mêmes scrupules que nous en matière de maîtrise de rejet de CO2.

Pour ces pays, le charbon n’est pas seulement une ressource énergétique, c’est aussi des millions d’emplois.

Quant au pétrole ou au gaz, voulons-nous devenir les otages de la Russie ou des pays du moyen orient ? Nous serions à la merci des moindres turbulences du Kremlin ou des révolutions orientales.

L’avenir risque de devenir inquiétant, si la Suisse dépend de l’étranger pour son approvisionnement énergétique, alors que nos centrales, bien entretenues et sans cesse perfectionnées, nous fournissent une énergie abondante et insensible aux fluctuations politiques mondiales.

En 20 ans, leur efficacité énergétique s’est accrue de 40 %. Sans accident particulier ! Ne cédons pas aux propos alarmistes, la peur est mauvaise conseillère….

Les déclarations hâtives de notre gouvernement semblent ignorer l’aspect financier de cette décision inconsidérée.

Les Suisses vont-ils accepter de payer leur électricité 40 % plus cher ?

Notre industrie sera-t-elle encore compétitive avec une telle augmentation des coûts de l’énergie ?

Les prix de l’énergie sont déjà à la limite du supportable pour les ménages et les entreprises !

Qu’en sera-t-il si on arrête les réacteurs sans solution de remplacement ? 

Le Conseil fédéral admet que la fermeture de ces centrales va coûter près de quatre milliards de francs. C’est cher ! 

Quant à nos voisins français, ils ne vont pas saborder leur économie au nom d’une peur sans fondement.  Au contraire, ils vont bientôt inaugurer une centrale d’un nouveau type (EPR) dans le nord de la France. La technologie sera identique à celle de Taïshan qui va entrer en service en Chine.

Les Finlandais aussi vont mettre en fonction une centrale EPR. Pourtant nos amis finnois n’ont rien de kamikazes !

Soyons pragmatiques, les énergies de substitution ne pourront pas remplacer la part considérable de l’énergie de fission.

Aujourd’hui, seulement 4 % de notre approvisionnement électrique provient de sources renouvelables.

Il est à craindre que le remplacement total de l’énergie issue du nucléaire soit aussi coûteux que problématique.

Le solaire nécessite des surfaces immenses, le rendement de l’éolien est trop fluctuant pour être fiable et les centrales à gaz ont un bilan écologique désastreux.

Les années à venir s’annoncent douloureuses.

Le prix des carburants va augmenter, mais aussi celui des tarifs de chemin de fer.

Tous les coûts affectés par le prix de l’énergie vont subir des hausses vertigineuses. Préparons nous à une chute de notre pouvoir d’achat. L’électricité va devenir un produit de luxe, réservée à quelques privilégiés !

Allons-nous débrancher nos ordinateurs et nos téléviseurs.

Allons-nous arrêter nos frigos et nos ascenseurs ? Et pourquoi pas les trolleybus? Soyons réalistes, dans l’état actuel des technologies disponibles, il n’y a pas d’alternative au nucléaire !

L’avenir est à la recherche. Avec ITER, le réacteur expérimental sur l’énergie de fusion, une nouvelle technologie promet une source d’énergie abondante et sans déchets de longue durée. Il faudra être patient pour bénéficier de cette immense avancée scientifique, mais l’espoir est planétaire…

Qu’allons-nous devenir si le Parlement accepte le plan gouvernemental : un pays en plein recul, revenu près d’un siècle en arrière. Il faudra se serrer la ceinture et renoncer à notre mode de vie. Peut être même à l’éclairage public !

A vous de choisir, entre la peur et l’avenir.

 

                                                                                                                 André Reymond

                                                                                                               Conseiller national

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