27/10/2014

Une sécurité qui se fait attendre

 

Il y a quelques jours, j’évoquais ici le cas des piétons, âgés surtout, qui n’osent plus guère sortir de peur d’être bousculés par un cycliste roulant sur un trottoir. En référence à ce texte, on m’a transmis copie de trois interpellations urgentes faites par mon ancien collègue Claude Marcet au Grand Conseil. Il s’était notamment attaché à demander, sur ce sujet, une meilleure sécurité pour les piétons âgés et les enfants sur les trottoirs et dans les parcs.

  • En septembre 2007, au législatif cantonal, il s’étonnait que des gendarmes verbalisent des automobiles qui ne créaient aucun problème de sécurité, mais restaient indifférents au cycliste qui roulait à très vive allure sur le trottoir d’en face. Il citait un « Archer du Roy » (sic) qui lui confiait : « Que pouvons-nous faire ? La plupart du temps, ce n’est pas leur vélo, et ils n’ont pas de papiers».

  • En mai 2008, il revenait sur le sujet en citant divers cas d’indiscipline de cyclistes. Il soulignait que trop souvent ceux-ci préfèrent les trottoirs aux pistes aménagées spécialement pour eux. Il demandait quand leur seraient enfin appliquées les règles de la circulation partout où ils créent un danger pour les piétons.

  • En juin 2009, nouvelle intervention. Claude Marcet insistait. Il relevait les nombreuses violations des dispositions de la LCR (Loi sur la Circulation Routière) par des cyclistes, trop souvent en toute impunité. Et il demandait si, à Genève, une LCR particulière existait pour eux. Dans la négative, pourquoi ces infractions en constante augmentation restaient-elles visiblement impunies ?

    Quelques années ont passé. Un changement s’est-il produit ? Les aînés se sentent-ils maintenant en sécurité sur les trottoirs ? Chacun jugera. Mais divers témoignages reçus rejoignent mes observations pour estimer que de grand progrès sont encore à faire.

    André Reymond 

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18/10/2014

Piétons et sécurité

 

 

Piétons et sécurité

Il y a quelques jours, dans sa rubrique « Face-à-face », la Tribune publiait deux articles sur les Critical mass qui, à la lecture, semblaient être surtout deux « côte-à-côte »,  les deux avis se rejoignant visiblement sur l’essentiel.

Dans l’affrontement vélos-autos évoqué, guère de place n’était laissée aux piétons, eux-mêmes trop souvent victimes des vélos comme ceux-ci se disent l’être des automobiles.

Une seule phrase d’un des deux articles nous rappelle leur existence : « Les ainés à la marche parfois hésitante développent souvent une peur de s’aventurer dans l’espace public, ce qui est regrettable. Il faut donc (ré)apprendre à céder le passage au plus vulnérable ».

Ce n’est correct qu’en apparence ! Car un vélo, sur un trottoir, n’a pas à « céder le passage au plus vulnérable. » Sauf rarissimes exceptions tolérées, il ne doit PAS s’y trouver !

Rappelons ici que le Conseil des Anciens insiste sur le fait qu’ « En tant que piétons, nous nous sentons de moins en moins en sécurité sur les espaces qui nous sont en principe réservés comme les trottoirs, les passages piétons ou les parcs ».

La sécurité des piétons en ville est en effet la première des préoccupations des personnes âgées. Fait-on tout pour l’assurer ? Aujourd’hui, on en est loin !

Doit-on donc imaginer que, pour être à la mode, les piétons âgés organisent eux aussi, dans notre état de droit, des blocages et embouteillages afin d’être entendus ?

Le respect le plus élémentaire d’autrui et l’application de la loi doivent-ils passer par une manifestation de rue ?

Le fait même de se poser cette question démontre que, pour une part importante de la population qui n’entre pas dans les catégories autos/vélos, la situation est  loin d’être satisfaisante. Sans doute aurons-nous l’occasion d’y revenir.

 

                                                                                                         André Reymond                              

 

 

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