28/11/2014

La nouvelle politique énergétique et ses conséquences

 

La nouvelle politique énergétique et ses conséquences

En août dernier, l’Office fédéral de l’énergie communiquait sur la décision de principe de sortir progressivement de l’énergie nucléaire. Il y était notamment rappelé que les cinq centrales nucléaires seraient mises hors service à la fin de leur durée d’exploitation et ne seraient pas remplacées par de nouvelles installations.

Cette décision suppose une transformation radicale du système énergétique suisse d’ici à 2050. Le Conseil fédéral a donc élaboré une Stratégie énergétique 2050 sur la base de perspectives énergétiques révisées. Le Message précise que cette stratégie vise notamment à réduire la consommation d’électricité, à accroître la part des énergies renouvelables et à réduire les émissions de CO2.

Cela est­il possible ? Une étude de l’Agence de l’économie pour l’énergie, basée sur 10 ans d’expérience, suggérait que l’objectif assigné aux entreprises était surévalué. L’écart avec les attentes de la Confédération était considérable. Aux hausses annoncées du prix de l’énergie s’ajouterait un sevrage énergétique, lequel impliquerait de prendre des mesures coercitives et non rentables. Donc des coûts supplémentaires. Pour sa part, l’Université de Bâle a cherché à savoir ce qui se passerait si la consommation augmentait modérément. Or dans tous les cas, l’utilisation du gaz devrait sérieusement augmenter, et la facture énergétique d’autant.

Ces d’études suggèrent donc des éléments inquiétants concernant notre futur approvisionnement, le prix de l’électricité et la faisabilité de la politique énergétique proposée. Des questions restent posées. Nous ne sommes pas certains que notre population soit, à l’heure actuelle, prête à soutenir une vision encore pavée d’autant d’incertitudes. Surtout, une telle politique devrait être soumise au peuple, et toutes les options d’approvisionnement électrique doivent rester ouvertes. 

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04/11/2014

Le nucléaire encore nécessaire !

Le nucléaire encore nécessaire !

L’évocation très régulière, pour ne pas dire systématique, des énergies renouvelables par les médias écarte un peu vite le fait que le nucléaire, lui aussi, se développe. Ou ne faiblit pas. A mi-octobre, France3 Régions évoquait le fait qu’en dépit des promesses de François Hollande lors de sa campagne électorale, Madame Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, n’en faisait plus mystère : la centrale nucléaire de Fessenheim ne fermera peut-être pas en 2016.

Est-ce étonnant ? Pas vraiment. Madame Royal savait probablement ce que le site de Science et Vie publiait le 29 octobre dernier !

Selon cet article, deux raports mettent en garde certains pays européens, dont la France, contre le  risque de black-out électrique (traduire par interruptions en français) durant les prochains hivers. Il y était précisé que si l’hiver 2015-2016 est rude, il n’y aura peut-être pas assez d’électricité pour tout le monde. Et le risque subsistera jusqu’en 2018.  

Plus conscients des réalités que d’autres, divers Etats continuent à construire des centrales. Le gouvernement finlandais approuvait en septembre un projet de construction, déjà avalisé sur le principe en 2010. Les Emirats arabes ont délivré l’autorisation de construction de deux centrales nucléaires supplémentaires. En Chine, la centrale de Fuqing 1 vient d’être raccordée au réseau, alors que trois autres entreront en service ces prochaines années.

Bien sûr, le développement des énergies renouvelables reste absolument indispensable. Mais elles ne sont encore que complémentaires. Il faut rester pragmatique. Les véhicules électriques dont on vante la multiplication ne rouleront pas avec du sirop de framboises. Sachons donc admettre que si le nucléaire semble revenir en force, c’est par réalisme et en réponse à des demandes d’énergie que l’on ne peut ignorer.  

 

 

 

 

 

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